Gilbert (Customer Service DATS 24): een rijkgevulde carrière bij Colruyt Group

“In 1977, ik was toen 19 jaar, studeerde ik af als bouwkundig tekenaar. Een job vinden in de bouwsector was toen niet evident. Ik woonde alleen met mijn moeder en moest werken. Ik ben dan spontaan gaan solliciteren bij de Colruyt-winkel in Edingen. Ik dacht, da’s tof en dichtbij: koekjes in de winkel zetten, rekken bijvullen ... Ik was meteen aangenomen. Na 6 maand sprak de groepschef me aan: “We zijn heel tevreden over je en plaatsen je daarom over naar Boxer.”

« En 1977, j’avais alors 19 ans, j’ai obtenu mon diplôme de dessinateur en bâtiment. Trouver un emploi dans le secteur de la construction était loin d’être évident. J’habitais seul avec ma mère et devais travailler. J’ai donc présenté une candidature spontanée au magasin Colruyt d’Enghien. Je me disais, c’est cool, et puis ce n’est pas loin. Approvisionner le magasin en biscuits, remplir les rayons… J’ai tout de suite été embauché. Après 6 mois, mon responsable m’a annoncé : « Nous sommes très contents de votre travail, et nous allons vous placer chez Boxer. »

« Un énorme annuaire plein de numéros d’articles à apprendre par cœur ! »

« Boxer ? C’était les petits magasins locaux de Colruyt Group. Boxer était en réalité le précurseur des magasins OKay actuels. J’ai débuté à Rhode-Saint-Genèse et j’ai constaté une grande différence : chez Colruyt il y avait des cartes perforées alors que chez Boxer, chaque produit avait son numéro d’article que nous devions mémoriser. Un véritable annuaire ! À la caisse, il me fallait encoder le numéro d’article pour chaque produit pour pouvoir fournir une facture au client. 646 le bac Stella Artois, 671 le bac Jupiler… Je m’en souviens encore ! (rires) »

« Le 3 mars 1983 a marqué un tournant avec les tueries du Brabant »

« Je suis resté 6 ans chez Boxer, jusqu’aux tristement célèbres tueries du Brabant le 3 mars 1983 à Hal. Je m’en souviens très bien car je remplaçais le gérant de ce magasin Colruyt une fois par semaine pour qu’il puisse avoir un jour de repos. Chaque mardi, je travaillais dans son magasin. Et oui… le jeudi 3 mars, il a malheureusement été tué par balle. Après cela, je n’osais plus rester seul dans le magasin en soirée. Mon responsable a compris et m’a permis de travailler à Hal quelques mois plus tard, au moment de l’arrivée du non-food chez Colruyt Group. J’y ai travaillé pendant 7 ans, de 1984 à 1991, dont 5 où j’ai été responsable non-food. »

« Du magasin au bureau, ou le rêve de passer ’à l’intérieur’ »

« Mon rêve avait toujours été de rejoindre ‘l’intérieur’. Ce que je veux dire par là, c’est travailler dans les bureaux. J’ai toujours aimé être en magasin et avoir le contact avec les clients. Mais je voulais malgré tout travailler dans un environnement de bureau, ce que j’ai dit à Jef Colruyt, notre actuel CEO. Il était alors mon responsable au sein du non-food. Il m’a souvent aidé à préparer la Saint-Nicolas ou Pâques. ‘Une place va se libérer au secrétariat’ m’a-t-il dit un jour. Alors j’ai posé ma candidature et j’ai eu un entretien avec le responsable. Le test consistait à décrocher le téléphone et à résoudre le problème d’un client. Et cela a dû bien se passer, car j’ai été pris. »

« 15 ans responsable des travaux de réparation »

« Je suis devenu responsable des travaux de réparation pendant 15 ans. Lorsqu’un client apportait quelque chose à remettre en état dans un magasin Colruyt, le responsable non-food m’en informait. Je devais alors veiller à ce que l’article endommagé soit envoyé au fournisseur. Puis, je le contactais toujours pour savoir quand la commande était prête. Mais aussi pour faire accélérer les choses (rires). Ensuite, j’envoyais un courrier au client disant qu’il pouvait venir récupérer son article avec la garantie. J’ai joué ce rôle pendant 15 ans, jusqu’au 2 janvier 2006. »

« J’ai toujours travaillé pour les clients DATS 24 comme si c’était pour moi ! »

 

« Deux de mes meilleurs amis travaillaient chez DATS 24. Lorsqu’ils m’en parlaient, je pensais : ça me plairait bien de faire cela. J’ai postulé et j’ai là aussi été pris. J’ai commencé le 2 janvier 2006. Et je dois dire que j’ai toujours apprécié ce travail, et aujourd’hui encore. Je me mets facilement à la place du client. Car moi-même, j’apprécie être aidé. Je suis incapable de laisser tomber quelqu’un en disant ‘Tire ton plan’. »

« Les plus beaux moments ? Chaque jour a été un grand jour à mes yeux. Si je devais retracer ma carrière, je ferais exactement les mêmes choix. Il ne m’est jamais venu à l’esprit de chercher un job ailleurs. Je souhaite que mes collègues continuent à travailler comme ils le font. Nous essayons jour après jour d’être aussi serviables que possible avec nos clients. Nous devons continuer ainsi, car c’est là que nous pouvons faire la différence. »